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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 22:54

En 2011, selon le gouvernement sud-coréen, la communauté coréenne en Iran ne s'élevait qu'à 405 personnes (non compris des diplomates et des scientifiques nord-coréens et leurs familles). Ce chiffre ne reflète toutefois pas une présence qui fut longtemps bien plus importante, liée à la présence de travailleurs sud-coréens dans le pays.

Image de l'école coréenne à Téhéran

Image de l'école coréenne à Téhéran

Comme dans d'autres pays du Proche et du Moyen-Orient, la présence sud-coréenne en Iran a été liée à une migration de travail, notamment dans les secteurs du BTP et de la construction navale. Les travailleurs envoyés par les conglomérats sud-coréens ont entraîné une très forte augmentation de la communauté coréenne dans le pays, de 150 personnes en 1971 à 7 400 en 1978. Entre 1977 et 1979, 300 000 travailleurs sud-coréens se seraient rendus en Iran.

La révolution iranienne de 1979 a entraîné des réactions xénophobes et s'est traduite par le départ de la quasi-totalité de la communauté coréenne, qui n'était plus constituée que de 30 personnes en 1980. Les forces militaires sud-coréennes ont organisé l'évacuation des ressortissants, qui s'est parfois opérée dans des conditions dramatiques : un accident de la route a entraîné la mort de 5 personnes tout en en blessant 20 autres. Des travailleurs sud-coréens sont ensuite progressivement revenus dans le pays : en 1985, la communauté coréenne en Iran était formée de 3 700 personnes. La guerre Iran-Irak, ainsi que le renchérissement du coût de la main d'oeuvre sud-coréenne réduisant l'intérêt économique des migrations de travailleurs, ont ensuite mis un coup d'arrêt à cette seconde phase d'augmentation de la présence coréenne en Iran.

En 2011, la communauté coréenne en Iran était formée de 405 personnes, dont 42 avaient la nationalité iranienne. Elle était constituée de diplomates sud-coréens, de cadres expatriés et de membres de couples mixtes, ainsi que d'une poignée d'étudiants internationaux (20).

L'Association des Coréens d'Iran, créée en 1970, est présidée depuis 1997 par Jo Seung-mi, dont le mari, iranien, a étudié à Séoul. 

La capitale iranienne compte une école coréenne.

Sources : 

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 17:48

La Biélorussie ne figure pas parmi les républiques de l'ex-Union soviétique où vit une importante communauté d'origine coréenne. Cependant, les Coréens Biélorusses sont regroupés au sein d'une Association des Coréens en Biélorussie présidée par Ri Kimi, à propos de laquelle nous mettons en lien ci-dessous un clip de présentation. Une seconde vidéo (en coréen) décrit un couple de Biélorusses d'ethnie coréenne vivant dans le pays depuis 30 ans. Par ailleurs, la République de Corée (Corée du Sud) dispose d'une ambassade et d'un consultat en Biélorussie, et les Biélorusses développent leurs échanges économiques tant avec le Nord qu'avec le Sud de la péninsule - suivant des visites récentes à Minsk de membres du gouvernement de la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), d'une part, et de la Corée du Sud d'autre part.

Clip de promotion de l'Association des Coréens biélorusses

Extrait d'un film documentaire de la télévision sud-coréenne présentant un couple de Coréens vivant dans une zone rurale en Biélorussie.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 20:31

Constituant l'une des dix-sept communautés autonomes d'Espagne, l'archipel des îles Canaries, situé à 150 kilomètres au large des côtes du Maroc, a longtemps été l'un des territoires ibériques abritant la plus forte proportion de Coréens. Puis le déclin du secteur de la pêche en Corée du Sud a entraîné une réduction de la taille de la communauté coréenne.

Bateaux de pêche à Las Palmas, au coucher du soleil.

Bateaux de pêche à Las Palmas, au coucher du soleil.

La présence coréenne dans les îles Canaries (et plus spécifiquement à Las Palmas), distincte de celle du reste de l'Espagne, date des années 1960 et, comme les immigrations coréennes dans d'autres parties du monde à la même époque (par exemple, les mineurs et les infirmières en Allemagne), est liée à la mise en oeuvre d'accords professionnels spécifiques bilatéraux. En l'espèce, il s'agissait de pêcheurs en haute mer et de leurs familles, qui formeront une communauté qui comptera jusqu'à 7 000 membres, soit 2 % de la population de Las Palmas. Un quartier coréen (Koreatown) sera l'une des marques distinctives les plus visibles de la présence de la communauté coréenne.

Avec le déclin du secteur de la pêche en Corée du Sud, la taille de cette communauté diminuera - une partie de ses membres émigrant dans les territoires espagnols du continent européen. Ses effectifs sont ainsi estimés à 1 197 membres en 2011, un nombre toutefois pratiquement stable sur la période récente (puisque le nombre de membres en 1999 était à peine supérieur, s'élevant à 1292), et encore près d'un quart de l'ensemble de la communauté coréenne en Espagne, forte de 4 080 membres à la même date.

Source (y compris références d'études universitaires) :

 

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 00:38

Avec 300 membres, la communauté coréenne au Venezuela est de taille modeste. Elle a su cependant donner à la culture coréenne une place significative dans ce pays, depuis le taekwondo jusqu'à la KPop ("pop culture" coréenne).

Plus de 2000 personnes ont assisté au festival de KPop organisé en juillet 2014 à l'Université centrale du Venezuela, à Caracas

Plus de 2000 personnes ont assisté au festival de KPop organisé en juillet 2014 à l'Université centrale du Venezuela, à Caracas

Il est ordinairement admis que le premier Coréen au Venezuela a été Chiong Hoe-Nyun, qui avait étudié l'espagnol à l'Université Hanguk des Langues Etrangères de Séoul, et s'est installé au Venezuela au début des années 1960.

C'est ensuite par le Taekwon-do (aussi orthographié taekwondo) que des Coréens sont venus au Venezuela : entre 1968 et 1970, trois enseignants du sport national de combat coréen sont venus dans le pays, Howo Kan dans le district de la capitale, Cho Kon à Carabobo et Hong Kin-kim à Hanzoategui. Depuis, le taekwondo a connu un important essor, conduisant le Venezuela à devenir l'une des principales nations pour ses résultats en taekwondo dans les années 1980.

L'essor économique du Venezuela après 1970 a ensuite favorisé l'implantation d'une communauté coréenne, originaire du Sud de la péninsule, forte de 300 membres en 2011 selon le ministère sud-coréen des Affaires étrangères et du commerce extérieur. Parallèlement, la vague de la culture pop coréenne a atteint le Venezuela - particulièrement dans le domaine de la musique et du cinéma, tandis que d'autres aspects culturels (comme la gastronomie) ont été également soutenus par les autorités sud-coréennes.

Principale source :

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 20:58

Selon le gouvernement sud-coréen, 114 Sud-Coréens vivaient en Serbie en 2014. Bien que limitée, la communauté coréenne en Yougoslavie témoigne de l'intensification des liens bilatéraux entre Belgrade et Séoul depuis l'établissement de relations diplomatiques fin 1989. Les échanges commerciaux s'élèvent à quelque 250 millions de dollars par an.

Outre les diplomates et leurs familles, la communauté coréenne en Serbie s'appuie sur les investissements sud-coréens dans le pays, que le Gouvernement serbe veut encore développer. En 2010, l'équipementier automobile Yura a créé quatre entreprises en Serbie, qui emploient 5 000 ouvriers et produisent des biens d'une valeur annuelle de 125 millions d'euros.
 

Quelques restaurants coréens ont ouvert leurs portes à Belgrade, notamment Korejska kuca et Korea House.
 

Par ailleurs, les autorités serbes cherchent à développer le tourisme des visiteurs coréens.

Si la RPD de Corée et la Yougoslavie de Tito avaient des liens étroits, notamment dans le cadre du Mouvement des non-alignés, la Serbie a fermé son ambassade en RPDC et la RPDC son ambassade en Serbie en 2001, pour des raisons strictement budgétaires : il n'y a ainsi plus réellement de communauté nord-coréenne en Serbie depuis cette date.


Sources :

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 23:39

En 2011, la communauté coréenne au Paraguay comptait quelque 5 200 personnes selon le gouvernement sud-coréen, parmi lesquels près de 10 % (499 exactement) auraient acquis la nationalité paraguayienne. Mais entre 1975 et 1990 ce sont 120 000 Coréens qui auraient émigré au Paraguay, généralement pour rejoindre ensuite un pays tiers, à la faveur de la législation du pays sud-américain sur les mouvements migratoires. Mais une petite communauté coréenne est restée au Paraguay.


daiana-cubilla-lee_miss-paraguay.jpg


C'est officiellement le 22 avril 1965 que les premiers émigrants sud-coréens seraient arrivés à Asuncion, au Paraguay, en provenance de Pusan. La République de Corée est alors un pays pauvre, dirigé par une junte militaire, et les perspectives d'une vie meilleure incitent de nombreux Sud-Coréens à émigrer - d'autant qu'à l'époque le Paraguay acceptait tous les migrants. Des dizaines de milliers d'entre eux entrèrent au Paraguay pour ensuite rejoindre le Brésil.

Une communauté coréenne s'établit toutefois dans le pays, comptait encore plus de 10 000 membres en 1999, avant que sa taille ne diminue de moitié aujourd'hui. Si les premiers migrants coréens, comme dans d'autres pays, ont déjà été des commerçants dans le domaine des vêtements (mais aussi, de manière plus originale, des apiculteurs), la seconde génération a connu une ascension sociale, et ses membres sont souvent les représentants de professions libérales plus prospères : pharmaciens, architectes, médecins, comptables... La première école coréenne a ouvert ses portes en 1972, suivie d'autres établissements et d'églises coréennes (dont, en 1992, une église coréenne américaine presbytérienne à Villa Elisa).

En 2009, Daiana Cubilla Lee a été finaliste au concours de Miss Paraguay (photo).

Source principale : wikipédia http://en.wikipedia.org/wiki/Koreans_in_Paraguay

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 23:59

Spécialisé dans l'étude des communautés coréennes vivant en dehors de la péninsule, le comité régional Bourgogne de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a souhaité rassembler des éléments sur la communauté coréenne en Belgique, faute d'article de synthèse à notre connaissance sur Internet, et a fortiori de publication - si l'on exclut le cas, spécifique et relevant d'une approche différente, des adoptés coréens par des familles belges. Dans ce contexte, l'AAFC-Bourgogne est preneuse de tout élément d'information complémentaire sur le sujet, afin d'enrichir la base d'information francophone sans équivalent qu'elle a constituée sur la question des diasporas coréennes.

Comme dans d'autres pays occidentaux, la communauté coréenne en Belgique, principalement sud-coréenne, est récente, et constituée notamment d'étudiants internationaux et  de conjoints de ressortissants belges.

A l'instar d'autres diasporas coréennes, elle se structure en partie autour des églises coréennes. Parmi elle, l'église coréenne de Bruxelles (protestante), établie le 17 décembre 1979, revendique 200 pratiquants réguliers. Elle dispense également des cours de langue coréenne et célèbre les principales fêtes coréennes, comme le nouvel an lunaire.

La capitale belge abrite plusieurs restaurants coréens.

Enfin, le site expat blog permet d'entrer en contact avec des Coréens établis en Belgique.

Sources : koreanchurch.be (page en français), blog Korea S. (d'une adoptée coréenne), site expat-blog.com.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 00:36

Constituant une communauté estimée à quelque 1 200 personnes, les Coréens de Pologne sont essentiellement des travailleurs expatriés - originaires tant du Sud que du Nord de la péninsule - et, dans une moindre mesure, des étudiants. Portrait d'une communauté peu connue.

Si un dentiste, Yu Dong-ju, a été un des premiers Coréens à arriver en Pologne dans les années 1930, à l'époque de la colonisation japonaise de la Corée,  et à y demeurer après 1945, la présence coréenne s'est surtout accrue après la Seconde guerre mondiale, dans le cadre de relations privilégiées avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Des étudiants nord-coréens ont notamment été formés en Pologne, dès les années 1950. Signe de la vitalité des échanges bilatéraux, le commerce bilatéral atteignait, en 1966, 12,2 millions de dollars, soit près de 4 % de l'ensemble des importations et des exportations de la RPD de Corée. Un petit nombre de travailleurs expatriés nord-coréens - moins de 100 - est resté présent après 1989, notamment sur les chantiers de construction.

L'essentiel de la communauté coréenne en Pologne est aujourd'hui originaire du Sud de la péninsule : ses effectifs étaient estimés à 1 156 personnes en 2011 par le ministère sud-coréen des Affaires étrangères et du commerce extérieur, parmi lesquels un cinquième (248) d'étudiants internationaux. Il s'agit notamment de travailleurs expatriés, au sein du chaebol LG et d'autres groupes du secteur électronique.

Comme dans d'autres pays du monde, la communauté expatriée s'organise notamment autour des églises coréennes - la Pologne se caractérisant par un nombre relativement d'églises bouddhistes de l'ordre zen (estimées à 12 dans le pays), outre une communauté bouddhiste, par rapport au nombre d'églises chrétiennes (trois à Varsovie et deux à Wroclaw).

Principales sources : AAFC-Bourgogne, wikipédia.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 22:57

330px-Oleksandr SinDans l'ancienne Union soviétique, les Coréens d'Ukraine forment une communauté relativement importante, largement intégrée. Selon le recensement de la population ukrainienne conduit en 2001, 12.711 personnes se sont déclarées comme étant d'ethnie coréenne.

Le degré d'intégration des Coréens d'Ukraine peut se mesurer par la langue maternelle qu'ils ont déclarée : toujours lors du recensement de 2001, 76 % ont répondu "le russe" et 5,5 % "l'ukrainien" - ce qui indiquait que la plupart d'entre eux étaient venus en Ukraine dans le cadre des migrations internes à l'URSS, et également que le coréen n'était généralement plus leur langue maternelle.

Dispersés entre la plupart des centres urbains du pays (Kharkiv, Kiev, Odessa, Lviv, Dniepropetrovsk...), les Coréens d'Ukraine sont moins organisés que d'autres diasporas coréennes. L'Association des Coréens d'Ukraine, basée à Kharkiv, a ouvert la première école coréenne du pays en 1996.

L'intégration des Coréens d'Ukraine leur a permis d'occuper des positions dans le domaine économique, social et politique. Ainsi, le physicien et économiste Oleksandr Sin (photo à gauche), né en 1961 à Ordzhonikidze, a été maire adjoint de Zaporizhia (770 000 habitants en 2013), puis maire de la ville depuis 2010. Un temps proche de Ioulia Tymoshenko, il a rejoint en 2012 le Parti des régions.

Principale source : wikipédia (dont photo).

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 01:06

Constituant une communauté estimée en 2009 à 374 personnes (selon le ministère sud-coréen des affaires étrangères, auxquelles s'ajoutent quelques dizaines de Nord-Coréens), les Coréens du Népal forment un groupe peu nombreux mais visible, dans un pays atteint à son tour par la "vague coréenne".

K-Pop_Nepal_fans.jpgAvec ses boutiques en coréen, ses jeunes adoptant le look des stars de la K-Pop dans les principales rues du pays, la vague de la culture pop coréenne qui déferle sur l'Asie, l'Europe et l'Amérique a aussi atteint le Népal. Facebook propose ainsi une page de fans népalais de la K-Pop (photo à gauche). La diffusion dans le capitale de films coréens, lors d'un festival dédié à la cinématographie du pays du Matin calme, deux fois par an depuis 2010, a encore favorisé l'empreinte culturelle coréenne.

Mais la présence coréenne - certes modeste (à peine plus de 400 personnes) - est plus ancienne :  des nonnes catholiques de l'ordre des Soeurs de Saint-Paul de Chartres ont mis en place des centres de soin et d'éducation à Kathmandou et Pokhara. Elles ont été rejointes par des volontaires de l'Agence (sud-)coréenne de coopération internationale, qui se concentre notamment sur l'apprentissage du coréen, et des représentants de grands groupes coréens.

 

Enfin, plusieurs restaurants nord-coréens à Kathmandou complètent le tableau de la présence coréenne. Leur implantation a pu être favorisée par les liens étroits des maoïstes népalais, qui constituent l'une des principales formations politiques, avec la République populaire démocratique de Corée. Lorsqu'ils dirigeaient le gouvernement à Kathmandou, le ministère de la communication était maoïste et fêtait, par exemple, l'anniversaire du dirigeant Kim Jong-il.

Sources : AAFC-Bourgogne, wikipédia

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