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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 23:53

Hong Sang-soo s'est taillé une place privilégiée parmi les réalisateurs sud-coréens actuels par les portraits psychologiques sans concessions qu'il a brossés de ses contemporains. Il a parfois incliné - à la marge, par touches discrètes, comme une trame de fond qui ferait presque couleur locale - vers une approche interculturelle, ainsi dans Night and Day dont l'intrigue se déroulait à Paris. C'est cependant le tableau réaliste et mélancolique des relations interindividuelles qui prévaut, avec un accent porté sur les rapports hommes-femmes, dans une vision détachée de tout romantisme, et qui a valu à son dernier long métrage Sunhi le prix de la mise en scène au festival de Locarno. Sunhi est actuellement sur les écrans dijonnais au cinéma Eldorado.

sunhi_hong-sang-soo_eldorado_dijon.jpg
Une intrigue minimaliste qui fait un clin d'oeil direct au milieu du cinéma (jouxtant parfois la mise en abyme), une économie de moyens pour braquer les projecteurs sur un huis clos qui aurait pu paraître rabâché s'il n'avait pas bénéficié de l'extraordinaire capacité du réalisateur à transcender des situations classiques pour leur donner la puissance de la peinture réaliste : tels sont les ingrédients de l'excellent Sunhi, le dernier long métrage que nous a livré Hong Sang-soo.

Il y a l'étudiante diplômée en cinéma, qui veut poursuivre ses études aux Etats-Unis (encore un cliché - mais ô combien exact ! - de l'étudiant coréen à l'étranger). Il y a le vieux professeur dont elle cherche à obtenir une lettre de recommandation. Il y a aussi l'ancien étudiant, qui a été son petit ami, et le réalisateur, qui l'aiment tous deux et l'abreuveront de conseils dont la platitude fera ressortir de manière très crue combien ils la méconnaissent. Le décor est planté.

Mais ce qui fait aussi la force de Hong Sang-soo est aussi ses touches d'humour, et cette capacité à transcender la tristesse et la sécheresse du quotidien dans des coupes et des plans qui scandent le récit comme autant de rappels salutaires à la réalité. Pour toutes ces raisons, Sunhi un film à déguster à petites doses, comme l'alcool de soju coréen, pour l'apprécier à sa juste valeur.

Source (dont photo) : Libération

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Published by AAFC - Comité Bourgogne - dans Cinéma
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