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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 23:10

Parmi les Coréens de l'ex-Union soviétique, les Coréens de l'île Sakhaline forment une communauté distincte. Arrivés pendant la colonisation japonaise, puis oubliés lors des opérations de rapatriement ayant suivi la Seconde guerre mondiale, les Coréens de Sakhaline ont développé une identité coréenne propre. Ils ont aujourd'hui choisi, dans leur immense majorité, de rester vivre en Russie.

Les 43.000 Coréens vivant à Sakhaline (et tout d'abord dans la capitale, Ioujno-Sakhalinsk), formant quelque 8 % de la population de l'île, lui ont imprimé une identité spécifique. Issus des migrations forcées auxquelles a procédé le Japon pendant la colonisation japonaise de la péninsule coréenne (1910-1945), alors que le Sud de l'île constituait la préfecture de Karafuto, les Coréens de Sakhaline ont été oubliés lors des opérations de rapatriement qui ont suivi la défaite japonaise. Enjeu d'une rivalité entre les deux Etats coréens, la plupart d'entre eux ont choisi de rester en Russie : aux 43.000 Coréens de Sakhaline s'ajoutent quelque 10.000 Coréens établis dans le reste de la Russie, 1.500 Coréens ayant rejoint le Sud de la péninsule et 1.000 Coréens rapatriés en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

La présence coréenne à Sakhaline est le fruit de la politique impérialiste du Japon, dans le Sud de l'île, alors que les Coréens vivant dans le Nord de Sakhaline ont été, à l'instar de leurs autres compatriotes d'Extrême-Orient, déplacés de force en Asie centrale en 1937, soupçonnés - contre toute évidence - d'être des agents potentiels du Japon. Estimée à moins de 6.000 personnes au milieu des années 1930, la population coréenne dans le Sud de Sakhaline (cf. carte ci-contre), originaire principalement des provinces de Gyeongsang et Jeolla, a fortement augmenté pendant la Seconde guerre mondiale, pour pallier le manque de main-d'oeuvre japonaise, notamment dans les mines, jusqu'à atteindre 150.000 personnes à la Libération. La défaite japonaise a été tragique pour les Coréens de Sakhaline : soupçonnés d'espionnage pour l'Armée rouge, ils ont été massacrés par les autorités japonaises. Ces événements encore largement méconnus auraient causé 20.000 morts, et les survivants des massacres n'ont pas encore obtenu, à ce jour, d'indemnisation des tribunaux japonais.

Sur les 150.000 Coréens de Sakhaline, 43.000 ne purent pas bénéficier de l'accord de rapatriement américano-soviétique de décembre 1946, en raison notamment de l'évolution politique dans la péninsule. Devenus un peuple sans Etat, ils reçurent un soutien de la République populaire démocratique de Corée  : en 1960, 25 % avaient obtenu la nationalité soviétique  (qui leur offrait une plus grande liberté, notamment de déplacement), 65 % étaient citoyens nord-coréens et 10 % avaient choisi de rester sans citoyenneté.

La Corée du Sud a également lancé un mouvement en faveur du rapatriement... dans le sud de la péninsule, tandis que le Japon, compte tenu de ses responsabilités historiques, finance depuis 1985 des opérations d'échanges avec la Corée du Sud pour les Coréens de Sakhaline, comme un centre pour les personnes âgées à Ansan, dans la banlieue de Séoul, dans une opération conjointe avec le Japon. Pour sa part, la Corée du Nord a encouragé les visites de familles au nord, et finance des opérations culturelles.

Enjeu de la rivalité entre les deux Etats, les Coréens de Sakhaline ont accès aux médias nord et sud-coréens, et disposent également de leurs propres médias, la Sakhalin Korean Broadcasting. Des associations de résidents coréens sont, respectivement, proches de la Corée du Nord et de la Corée du Sud. Les églises sud-coréennes protestantes se sont développées activement à Sakhaline, alors que les ressources en gaz naturel de l'île intéressent tout particulièrement les grandes firmes sud-coréennes. Cependant, le Japon reste, de loin, le principal partenaire commercial étranger de Sakhaline.

Plus attachés à la culture coréenne traditionnelle que leurs compatriotes d'Asie centrale, notamment au plan linguistique, les Coréens de Sakhaline parlent la même langue qu'au Nord, qui ont fourni une grande partie du matériel éducatif. L'influence de la K-pop sud-coréenne se fait toutefois également ressentir dans la langue orale.
(Principale source : wikipédia)

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