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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 17:36

Coréen d'Allemagne, Yun I-sang était l'un des plus célèbres compositeurs du pays du Matin calme. Victime du régime militaire sud-coréen qui l'a enlevé, torturé et condamné à la prison à vie, il s'est également affirmé comme l'un des plus fervents partisans de la réunification de la Corée.  

Né le 17 septembre 1917 à Chungmu (l'actuelle Tongyeong, dans le sud de la Corée), Yun I-sang, fils du poète Yun Ki-hyon, a commencé à écrire de la musique à l'âge de 14 ans, avant d'entreprendre des études de musique en 1933, à Osaka puis à Tokyo, pendant l'occupation japonaise de la Corée. Dès le déclenchement de la Seconde guerre mondiale, il rejoint les rangs de la résistance en Corée, où il est capturé et emprisonné par les Japonais en 1943.

Après la Libération de la Corée en 1945, il se consacre à des actions sociales, en créant un orphelinat pour les enfants ayant perdu leurs parents pendant la guerre, tout en enseignant la musique à Tongyeong et Pusan. Il poursuit parallèlement sa carrière et sa formation musicales après la fin de la guerre de Corée en 1953, en recevant notamment le prix culturel de la Ville de Séoul en 1955. A Paris et à Berlin-Ouest, il a étudié la musique contemporaine sous la direction de Pierre Recel, Boris Blacher, Josef Rufer et Reinhard Schwarz-Schilling. Il a commencé sa carrière en Europe avec les premières de ses Cinq pièces pour piano et Musique pour sept instruments. Yun I-sang a opéré une synthèse des traditions classiques musicales européennes et est-asiatiques. Les premières de son oratorio Om mani padme hum en 1965 et de Réak en 1966 lui ont valu une renommée internationale.

S'étant rendu en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) en 1963 puis plusieurs fois après 1979, il a été l'avocat inlassable d'un concert pour la réunification où joueraient des musiciens des deux Corée : un tel concert a finalement eu lieu en 1990, après l'approfondissement du dialogue intercoréen à partir de la fin de l'année 1988.

Etabli à Berlin-ouest à partir de 1964 (il acquerra la nationalité allemande en 1971), il est enlevé par la police secrète sud-coréenne du régime militaire, la KCIA, le 17 juin 1967, avec sa femme I Soo-ja et de nombreux étudiants coréens d'Allemagne résidant également à Berlin-ouest. Emmené à Séoul, il y est torturé et condamné à la prison à vie sous le chef d'accusation d'espionnage. Un mouvement international s'engage alors pour sa libération, sous la direction d'Igor Stravinsky et de Herbert von Karajan. La pétition au gouvernement sud-coréen pour la libération de Yun I-sang réunit les signatures de quelque deux cents artistes, dont Luigi Dallapiccola, Hans Werner Henze, Heinz Holliger, Mauricio Kagel, Josef Keilbert, Otto Klemperer, György Ligeti, Arne Mellnas, Per Nørgård et Karlheinz Stockhausen. Libéré en 1969, Yun I-sang retourne à Berlin-ouest et ne poura jamais revenir en Corée du Sud, même après la libéralisation politique à partir de 1987. De fait, la loi de sécurité nationale, punissant tout contact non autorisé entre Nord et Sud-Coréens, reste toujours en vigueur à Séoul. 

Victime du régime militaire sud-coréen, Yun I-sang a plaidé de manière constante pour la démocratisation de la Corée du Sud et la réunification de la péninsule coréenne, notamment lors de conférences au Japon et aux Etats-Unis.

Professeur de composition à la Hochschule der Künste à Berlin-ouest de 1970 à 1985, Yun I-sang a donné son nom à l'Institut Yun I-sang, qui a ouvert ses portes à Pyongyang en 1984. Après sa mort le 3 novembre 1995, la Société Yun I-sang a été fondée à Berlin en 1996. (Source : wikipédia, d'après la biographie officielle de Yun I-sang publiée par Boosey and Hawkes)

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