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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 23:28

Avec plus de 30.000 membres, la communauté coréenne en Allemagne est la plus importante, numériquement, en Europe occidentale. Dans le cadre de sa spécialisation sur les Coréens vivant outre-mer, l'AAFC-Bourgogne a montré qu'il s'agit aussi d'une des communautés coréennes les mieux organisées en Europe : historiquement mineurs ou infirmières, les Coréens et les Coréennes d'Allemagne ont créé des organisations sociales et syndicales qui leur ont permis de défendre efficacement leurs droits, et d'être à la pointe du combat pour la réunification de la Corée en Europe.

Avec 32.000 membres en 2005 selon les statistiques du gouvernement sud-coréen (non compris plusieurs milliers d'Allemands adoptés d'origine coréenne), la communauté coréenne d'Allemagne était la plus nombreuse d'Europe occidentale, devant la France (9.600 personnes en 1995), le Royaume-Uni (9.100, toujours en 1995), l'Espagne (6.800) et l'Italie (4.500).

Les premiers Coréens à avoir gagné l'Allemagne ont été, au lendemain de la guerre de Corée (1950-1953), des interprètes - principalement des femmes - qui ont épousé des officiers des armées occidentales déployées sur le sol coréen.

De 1955 à 1962, plus de 300 étudiants nord-coréens ont été formés en République démocratique allemande.

De 1963 à 1977, l'Allemagne a été l'une des principales destinations vers laquelle le gouvernement sud-coréen a autorisé une émigration de travail, formée de mineurs et d'infirmières. Ayant fréquemment reçu une formation intellectuelle, les mineurs et les infirmières coréens en Allemagne ont ressenti un phénomène de déclassement social. A ces migrants se sont ajoutés des étudiants qui ont choisi de rester en Allemagne après la fin de leurs études, ainsi que des employés d'entreprises privées. Les mariages internationaux, généralement entre des Coréennes et des Allemands, ont été le quatrième facteur majeur d'immigration en Allemagne.

En 1967, sans l'autorisation du gouvernement allemand, la Corée du Sud a kidnappé des Coréens d'Allemagne, qu'elle accusait d'espionnage en faveur de la Corée du Nord. Plusieurs d'entre eux ont été torturés et condamnés, dont le compositeur Yun I-sang, libéré en 1969 grâce à une campagne internationale.

Comme aux Etats-Unis et au Canada, les Coréens d'Allemagne se sont regroupés dans des associations, à caractère général ou spécialisées dans le domaine sportif ou au plan professionnel, à l'échelle des villes : en 1996, on comptait, en Allemagne, 39 associations, ainsi qu'une union syndicale, 38 écoles coréennes et 26 églises. Parmi les associations professionnelles peuvent être citées l'Association des infirmières coréennes à Francfort, ou encore l'Association des chercheurs coréens en sciences naturelles à Essen.

Un couple coréen allemand type était formé d'un mineur et d'une infirmière. Les mariages ont permis aux mineurs coréens de prolonger leur visa au-delà de leur contrat de trois années dans le secteur de l'extraction, et notamment d'être embauchés dans des usines. Dans ces couples coréens, les femmes ayant plus d'opportunités de pratiquer l'allemand, maîtrisent généralement mieux la langue du pays d'accueil que leur mari, ce qui n'a pas été sans poser de problème d'autorité au sein du couple, voire des ruptures de mariage.

A l'issue de leur contrat de trois années, de nombreux mineurs coréens en Allemagne ont gagné les Etats-Unis, où ils forment une part significative de la population des villes coréennes de Los Angeles et Chicago. D'autres ont créé leur propre entreprise en Allemagne, en particulier des restaurants coréens.

Du fait des fortes traditions syndicales allemandes, les mineurs et les infirmières coréens en Allemagne sont les plus actifs, en Europe occidentale, en faveur de la réunification. Ils sont notamment à l'origine du comité pancoréen pour la mise en oeuvre de la déclaration du 15 juin 2000, date de la première rencontre entre un président sud-coréen, le président Kim Dae-jung, et le numéro un nord-coréen, le dirigeant Kim Jong-il, président de la commission de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée.

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Principales références : 

- Lee Kwang-gyu, Overseas Koreans, Jimoondang Publishing Company, Korean Studies n° 19,
Seoul, 2000. ISBN 89-88095-18-9 ;

- "Les Coréens d'Allemagne", article en anglais de l'encyclopédie wikipedia.

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