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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 23:37

Le 1er septembre 1923, le séisme de Kanto, dans l'île japonaise de Honshu, a causé plus de 105 000 morts et 37 000 disparus. Dans la panique collective qui a suivi la catastrophe les Coréens (mais aussi les représentants d'autres minorités pris à tort pour des Coréens) ont été les victimes de rumeurs racistes qui les ont accusés d'avoir profité des désordres, en multipliant les vols et les incendies, ou encore d'avoir empoisonné les puits - faisant ainsi du massacre de Kanto l'une des pages les plus sombres de l'histoire de la communauté coréenne au Japon, ce qui exige qu'un devoir de mémoire sincère s'engage sur ces événéments tragiques.

Massacre de Coréens après le séisme de Kanto

Massacre de Coréens après le séisme de Kanto

Alors que les autorités impériales nippones décrétèrent la loi martiale pour assurer le maintien de l'ordre, la peur raciste des Coréens par les Japonais a été alimentée par les rumeurs et certains médias - dans un contexte où l'opposition coréenne à la colonisation de la péninsule par le Japon s'était réveillée après le soulèvement du 1er mars 1919.

Si les autorités japonaises ont fait état de 231 Coréens tués par la foule à Tokyo et Yokohama au cours de la première semaine de septembre 1923, des estimations officieuses font état d'un bilan beaucoup plus lourd - de plusieurs milliers à 10 000 morts. Le rôle des forces de police et militaires japonaises, censées assurer le maintien de l'ordre, a été de toute évidence néfaste : des dizaines de milliers de Coréens ont été arrêtés à titre préventif (contre seulement quelques centaines de Japonais), et sur 3 000 Coréens arrêtés par le seul régiment de cavalerie de Narashino 10 % ont été tués.

La chasse à l'homme engagée à l'encontre des Coréens prononçant le son « G » ou « J » avec un accent. Des barrages ont été établis dans plusieurs villes, où les mots jū-go-en, go-jus-sen et gagigugego étaient pris comme shibboleths : les personnes ne prononçant pas correctement ces mots étaient battues voire tuées, ce qui a visé non seulement les Coréens, mais aussi des Chinois, des Okinawaïens, ou encore des Japonais d'autres régions, pris pour des Coréens. Une stèle commémoratives aux victimes a été érigée à Wenzhou, en Chine, dont étaient originaires nombre de victimes chinoises.

L'AAFC-Bourgogne appelle à ne pas oublier ce terrible épisode de l'époque du militarisme japonais et de la colonisation nippone, en rendant hommage aux victimes.

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